Les expositions obligées

14-18 c’est notre histoire

Musée de l’armée, parc du Cinquantenaire, Bruxelles

Site web : http://www.expo14-18.be           Date de fin : 26 avril 2015

Liège dans la tourmente

J’avais 20 ans en 14

Gare Liège Guillemins/Musée de la vie Wallonne

Site web : http://www.liegeexpo14-18.be Date de fin : 30/05/2015

 

Conventions…

Les événements commémoratifs donnent généralement lieu à de grandes expositions pédagogiques censées expliquer le pourquoi et le comment des choses. C’est un passage obligé occupé par des sociétés spécialisées capables de monter en six mois une exposition « 14-18 » comme une expo sur les sauterelles à travers les âges. Elles sont financées essentiellement par les pouvoirs publics. En Belgique deux sociétés ont la capacité de monter de tels événements : Tempora et l’asbl Musée de l’Europe d’un côté, René Schyns et Europa 50 de l’autre. Les uns sont Bruxellois, les autres Liégeois. Devant la difficulté de choisir, les pouvoirs publics ont partagé. Résultat : au lieu d’avoir une très bonne exposition, on a une bonne et une assez quelconque.

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L’exposition 14-18 c’est notre histoire se tient au musée de l’armée de Bruxelles. Le musée possède une très belle collection d’objets de 14-18. Comme il est en réfection, l’exposition temporaire a pu heureusement en bénéficier. C’est une expo classique et conventionnelle, bien faite où tout est expliqué, avant-pendant-après la guerre, les combats, la vie des femmes, des enfants, les soldats, la culture, l’impact sur le siècle. Elle devrait contenter les parents et les enseignants, et ne pas ennuyer les enfants. C’est sans originalité ni émotion, mais avec un solide catalogue et un dossier pédagogique comme il se doit.

 

"reconstitution" d'un champ de bataille à l'exposition  de Liège "j'avais 20 ans en 14

« reconstitution » d’un champ de bataille à l’exposition de Liège « J’avais 20 ans en 14 »

L’exposition de Liège « J’avais 20 ans en 14 » a le même objectif : rendre compte de la guerre. Les organisateurs étaient confrontés à un problème d’objets, puisqu’une grande partie des objets conservés en Belgique le sont au musée de l’armée partenaire de l’autre exposition. Faute d’objets ils ont procédé à des « reconstitutions » de ruines, de tranchées et de champ de batailles. C’est d’un kitsch à pleurer, ces spots rouges pour les explosions, les coups de sifflets, les murs détruits, les quelques fils de fer barbelés, sans compter au milieu d’une pièce un corbillard de pacotille avec un cercueil du même acabit. Le comble du ridicule est atteint à la cafétéria du musée avec sur la carte « un croque des tranchées » ! Le catalogue est aussi pauvre que l’exposition.

 

…Emotions

Dans le calendrier des commémorations, l’heure est à l’Yser.  Cette semaine, on se souvient de l’arrêt de l’avancée allemande par l’inondation des plaines flamandes provoquée par l’ouverture des vannes de retenue de l’Yser. C’est la fin de la course à la mer, et le début de l’établissement de la ligne de front et de la bataille des tranchées. Ce vendredi 17 octobre, une ligne de front illuminée avait été organisée : 8750 personnes ont porté des flambeaux, de Nieuport à Ploegsteert, sur une distance de 84 km.

Quelle belle et magnifique idée !

 

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