La beauté et la douleur. Testament of youth.

Testament_of_Youth_(film)_POSTERIl faut aimer les mélos, ne pas avoir peur de se laisser embarquer et d’avoir les yeux mouillés. Alors, pendant deux heures vous n’aurez d’yeux que pour Alicia Vikander alias Vera Brittain (1893-1970), jeune femme britannique, belle comme un cœur et impertinente à souhait qui brise des carcans pour s’inscrire à Oxford en 1914, puis part comme infirmière dans les hôpitaux, anglais d’abord puis près du front français, tout en perdant son frère, son fiancé et un de ses amis. Après la guerre, Vera Brittain sera, en tant qu’écrivain, un fer de lance du pacifisme et du féminisme. Son autobiographie Testament of Youth, publiée en 1933 et toujours pas traduite en français, demeure un témoignage majeur.

Vera Brittain pendant la guerre

Vera Brittain pendant la guerre

Mélo, certes, mais qui reste dans la sobriété et se tient à l’écart des grands sentiments. La douleur est présente, mais sans débordements. Les images de guerre sont rares.

Le film c’est Vera Brittain, du début à la fin, de 1914 où elle paraît avoir 14 ans à 1918 où on peut lui en donner trente, c’est Alicia Vikander sous toutes les coutures. On la suit de dos comme Rosetta des frères Dardenne, la caméra au poing. Elle sort de l’écran pour mieux y entrer. Quand elle n’y est pas, on sent qu’elle va arriver.

Alicia Vikander a 27 ans, et on la salue déjà comme une star internationale, dans la ligne de ses compatriotes suédoise, Greta Garbo et Ingrid Bergman.

Beauté astrale, elle incarne l’intensité de la douleur, la quintessence de la souffrance.

Alicia Vikander dans Témoignages de jeunesse

Alicia Vikander, Vera Brittain dans Témoignages de jeunesse

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